03
nov
07

London (pas la ville, la fille!)

Ah, quoi de mieux que d’avoir des discussions philosophiques sur la vie et l’amour avec quelques amis autour de quelques lignes de cocaïne?…

Ce film de Hunter Richards est sans doute un des meilleurs huis-clos dramatiques que j’ai pu voir dans ma courte vie…

Un petit résumé : Syd apprend qu’il y a une petite fête d’au revoir pour son ex petite amie, London. Il décide de s’y inviter pour la confronter, même s’ils ne se sont pas parlé depuis 2 mois. Il se retrouve enfermé dans l’immense salle de bain du 2e étage de l’appartement, avec son pusher improvisé Bateman et son amie Mallory, à faire de la drogue, boire de l’alcool et parlé de sujets très sérieux. Syd tente de trouver le courage d’aller parler à London pour une dernière fois.

Toute cette histoire semble simple, même banale. Surtout avec la petite phrase sur la pochette : “Un film sur l’amour et ses victimes”. Honnêtement, je ne sais pas du tout ce qui m’a attiré à visionner ce film. Je n’en avais jamais entendu parler, et les acteurs (Chris Evans, Jason Statham, Jessica Biel et Joy Bryant), que je trouve bien divertissants dans d’autres films, ne m’intriquait pas vraiment… Surtout pas dans un drame.

Mais comme je suis content d’avoir suivi mon instinct plutôt que mes idées!

Tout le long du film, on voit en flash-back des moments de la vie de couple de Syd et London, et plus le film avance, plus on comprend pourquoi ils ne sont plus ensemble. À quel point Syd n’est pas quelqu’un de sain et d’équilibré.

C’est surtout cet aspect qui m’a le plus… impressionné. Le personnage principal, qui au début de l’histoire fait pitié et semble démoli (en fait, il l’est vraiment, cela fait plus de 6 mois qu’il est célibataire, et il compte encore les jours…), au cours du film se transforme à nos yeux en quelqu’un de trop égoïste et centré sur lui, tellement qu’on en vient à être content que London l’ait quitté.

Je trouvais cette perception très étrange et intriguante. Et de voir comment Syd, dans la vie de tous les jours, palie à cet égoïsme en offrant des cadeaux matériels à ses proches. Il semble pleinement conscient qu’il est très imbu de lui-même, qu’il est jaloux et possessif, et qu’au lieu de tenter de changer ça, il palie à tout ça. Mais de son plein gré.

Et je crois que s’il n’avait pas cette attitude, il n’y aurait pas de film. Carrément. Il n’aurait pas perdu sa petite amie, il serait heureux avec elle… Alors c’est vraiment son comportement qui est à la base de l’histoire… et qui l’empêche d’aller la voir directement. Il est totalement conscient de ses erreurs, il se morfond avec tout ça.

Autre fait spécial dans tout ce film, est ce que j’appellerais le manque d’influence d’autrui. Ils discutent ensemble, de choses sensées et sérieuses, mais ne semblent pas aboutir à quoi que ce soit de nouveau entre eux. Et tout cela pourquoi? À cause du personnage de Syd. Commedit plus haut, il est trop égoïste, et donc il est totalement fermé à l’influence des autres…

Malgré tout ça, inexplicablement je trouve, ce film est un petit bijou. Simple. Efficace. De très bons acteurs (que je sous-estimais avant de voir le film), une ambiance très spéciale (beaucoup de drogues mais tout est clean), et évidemment un sujet qui de près ou de loin nous touche tous : l’amour. Le sujet universel. Mais mis dans un nouveaut contenant comme dans London, il fait encore très effet…

 

London Movie Poster

 

Je vais aller me faire une ligne, je reviens…


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Le blogue velu

Ce blogue créé pour mon cours de modèles théoriques de la communication de groupe et de masse présentera mes impressions sur divers films et quelques faits de l'actualité qui ont retenu mon attention.

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